INNOVATION    EMS, le super camion européen

Recherche & Développement

Le camion hybride

Nouvelles énergies

La sécurité

Les performances techniques

EMS, le super camion européen

Le camion de demain

Il roule déjà...


En quinze ans, de 1990 à 2005, le volume total transporté par la route est passé de 270 à 370 milliards de tonne/kilomètre. A l'horizon 2020, il pourrait dépasser les 500 milliards de tonne/kilomètre. Or, les réseaux routier et autoroutier n'étant plus guère extensibles, il faudra trouver une solution pour éviter que cet accroissement ne débouche sur une augmentation équivalente du nombre de camions sur la route, et par là des encombrements et de la pollution.
L’EMS est une réponse à ce défi !

Egalement appelé Mégaliner, Eurocombi, Ecocombi, ou plus prosaïquement 60 tonnes, l'European Modular System est un camion dont la longueur peut atteindre 25,25 m, au lieu des 16,50 m (semi-remorque) ou 18,75 m (porteur + remorque) de la réglementation actuelle. Cette longueur supplémentaire peut être mise à profit pour atteler une remorque supplémentaire à un semi remorque ou pour atteler, une semi remorque à un camion porteur. L'ensemble peut peser de 48 tonnes, réparties sur 7 essieux, à 60 tonnes sur 8 essieux, dont au moins 2 essieux moteurs sur le tracteur. Les EMS offrent un volume utile maximum de 150 m3 et peuvent emporter 52 palettes au standard européen, au lieu de 33 dans un camion standard. Ils peuvent également charger des conteneurs au standard ISO.

Pour l'essentiel, l'EMS exploite les tracteurs, porteurs et remorques existantes - la largeur n'augmente donc pas - mais il n'empruntera que les voies adaptées à sa longueur, essentiellement les autoroutes et les routes à voies séparées. Ce ne sera pas le camion du "dernier kilomètre". Il reliera, ports et centres de logistiques, usines et plate formes de distribution. On n'en croisera ni en ville ni sur les départementales où son gabarit l’empêche de circuler. Ces super camions supposent, bien sûr, une adaptation de certaines infrastructures se trouvant sur les itinéraires qu'ils emprunteront : aires de repos et zones de stationnement de PL, stations services d'autoroute, mais aussi ronds-points et bretelles d'échangeur. En contrepartie, l'EMS dégrade moins les routes que les actuels camions de 40 tonnes car la charge est répartie sur un plus grand nombre d'essieux. En outre les 25,25 m. ne représentent pas une menace pour les ouvrages d'art, dimensionnés pour supporter les 100 tonnes du char Leclerc et de son camion porteur.

L'intérêt de cet Eurocombi réside dans le fait que deux camions de ce type remplacent trois camions conventionnels. En se suivant, ils occupent 100 m de route au lieu de 150 m pour trois ensembles conventionnels. On estime qu’ils favoriseraient jusqu’à 30 % les économies de carburant à la tonne transportée, soit une réduction équivalente des émissions de CO2. Enfin, selon l'ONISR (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière) qui s'appuie sur de nombreuses études étrangères, l’EMS n'aura pas d'impact négatif sur la sécurité routière, voire un effet positif en limitant l'augmentation du nombre de camions sur les routes.

Après la Suède et la Finlande, où ils circulent depuis une quinzaine d'années, les Pays-Bas viennent de les autoriser. Quant à la Belgique, elle devrait rejoindre prochainement ce trio. Enfin, des tests se poursuivent en Allemagne, au Danemark et en Norvège. Il est intéressant de constater que ce sont les pays européens les plus en pointe sur la défense de l'environnement qui pratiquent ou envisagent l'EMS alors qu'en France la principale opposition à ces super camions vient de la mouvance écologique. Or, s'il ne devenait pas européen, l'EMS perdrait une partie de ses vertus environnementales.


www.modularsystem.eu

 


Droits de reproduction et de diffusion réservés

 

dids - des idées et de sites - l'agence web en communication et nouveaux médias