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L'autre pollution, moins immédiatement dangereuse mais plus directement ressentie, est celle générée par tous les véhicules motorisés, le bruit. Le bruit a trois origines principales, le moteur, le roulement du pneu sur la chaussée et les turbulences aérodynamiques. Le premier est sévèrement réglementé : un camion de plus de 150 kW (200 ch., ce qui correspond généralement à un 12 tonnes) ne peut émettre plus de 80 décibels (dB), soit autant qu'une moto d’une cylindrée de plus de 500 cm3. La limite de 80 dB se situe entre les 70 dB d'un restaurant animé et les 90 dB d'une rame de métro entrant en gare.

Grâce aux normes européennes, le bruit des poids lourds a été réduit de 11 dB en 35 ans. Comme diviser par deux le niveau du bruit correspond à une baisse de 3 dB, on peut donc considérer qu'un camion construit en l’an 2000 émet autant de bruit que 12 camions de 1970. Le 9 décembre 2011, la commission européenne a publié une proposition de nouvelles normes de bruit pour les camions, notamment. L'objectif est d'abaisser de 3 dB, autrement dit de le diminuer encore de moitié le bruit émis par les VI. Cette nouvelle norme s'appliquerait cinq ans après son adoption, soit au mieux à partir de 2017.

Réduire les bruits de roulement s'avère bien plus complexe. A plus de 60 à 80 km/h, ils dominent ceux du moteur. Avec ses douze à vingt pneus, un semi remorque roulant à 100 km/h ne peut pas être silencieux. La réponse immédiatement efficace est d’ériger des parois anti bruit en matériaux absorbant, de revêtir la chaussée d'un matériau comme l'enrobé drainant, capable de diviser par deux à trois le bruit de roulement. Outre sa capacité d'absorption phonique, il présente l'avantage d'être perméable à l'eau, ce qui diminue les risques d'aquaplanage et d'éblouissement par reflet. Mais, aujourd’hui encore, ce revêtement routier moderne pâtit de son coût plus important et surtout de sa moindre longévité.

Enfin, l'autre source du bruit émis par un poids lourd est le frottement de l'air sur sa carrosserie. Si l'aérodynamique n'est pas la qualité première d'un camion, elle a pourtant un grand rôle à jouer, à la fois sur sa consommation et sur ses nuisances sonores. On estime qu'une réduction de 4% du coefficient de résistance aérodynamique (Cx) d'un tracteur peut, en plus de diminuer la consommation, réduire les bruits aérodynamiques de 25 à 30%, à bord de la cabine comme à l’extérieur. Demeure encore les problèmes posés par les remorques et leurs caractéristiques (bâchées, carrossées, tôlées), qui ont une influence considérable sur le niveau sonore général des ensembles routiers.

 


sur les normes de bruit et les progrès réalisés :
www.bruit.fr

sur les revêtements routiers :
www.developpement-durable.gouv.fr

sur les bruits de roulement :
www.enrobe.fr

 


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