ECONOMIE    LE RÔLE ECONOMIQUE

La filière camion en France

Les acteurs

Le rôle économique

 _ Le chiffre d'affaires  _ L'emploi
 _ 44 tonnes : un progrès pour le TRM
 _ Le TRM dans l'opinion publique

Les infrastructures


LE TRM DANS L'OPINION PUBLIQUE

La Fédération nationale des transports routiers (FNTR) et l'institut de sondage IFOP ont réalisé en décembre 2011 une enquête sur l'image du transport routier de marchandises dans l'opinion publique. 85 % des sondés savent que le transport routier est le mode de transport de marchandises le plus utilisé en France. Ils ne sont que 8 % à désigner le transport ferroviaire et 2 % l'avion. Ils sont également 98 % à juger
« important » le poids du TRM dans l'économie, dont 76 % « très important », loin devant tous les autres modes. Dans l'ordre, c'est l'acheminement des marchandises nécessaires à la vie quotidienne (98 %), le fonctionnement de l'économie française (93 %) puis l'emploi en France (85 %) pour lequel le rôle du TRM est jugé important.

L'image du secteur est très partagée : 56 % de bonnes opinions et 44 % de mauvaises. Les très bonnes et très mauvaises opinions font match nul à 5 %. Il est à noter que plus on monte dans l'échelle sociale, moins l'opinion est bonne : 75 % chez les ouvriers, 64 % pour les employés, 51 % dans les professions intermédiaires et seulement 40 % chez les professions libérales et cadres supérieurs.

Parmi les raisons de la bonne image , 17 % des sondés qui ont une bonne opinion du TRM citent spontanément la rapidité, la réactivité et la ponctualité. 15 % évoquent le caractère indispensable pour l'économie et 11 % le fait de pouvoir acheminer les marchandises partout. Mais, 4 % seulement font spontanément référence au bon vieux slogan "les routiers sont sympas".

Parmi les raisons de la mauvaise image , l'insécurité routière arrive nettement en tête : 51 % la citent. La pollution et les nuisances arrivent juste derrière, citées par 43 % d'entre eux. Les encombrements, le "trop de camions", sont dénoncés par 30 % et les mauvaises conditions de travail des chauffeurs par 11 % seulement. Et seulement 20 % ont le sentiment que le secteur "fait beaucoup d'efforts pour soutenir la lutte contre l'insécurité routière" (59 % peu et 21 % aucun effort).

Interrogés sur les qualificatifs qui s'appliquent bien au TRM, 75 % des sondés pointent "souvent porteur de revendications sociales". Quant à 68 % de l’échantillon général, ils estiment le secteur "créateur d'emplois", mais seulement 41 % "d'avenir", 39 % "moderne" et 25 % "innovant". L'opinion semble peu sensible aux efforts de la profession pour remédier à ses propres nuisances. Seulement 20 % ont le sentiment que le secteur « fait beaucoup d'efforts pour soutenir la lutte contre l'insécurité routière » (59 % peu et 21 % aucun effort).
Pas plus de 14 % voient "beaucoup d'effort en matière de protection de l'environnement et de réduction des émissions de CO2", alors que 63 % disent constater peu d'efforts et même 23 %, aucun effort !

La grande majorité des sondés (66 %) jugent les professions du TRM peu valorisantes. Ils désignent des métiers difficiles et durs physiquement
(88 %), dangereux (82 %) ayant une image peu valorisée (75 %) et peu qualifiée (56 %). D'ailleurs, ils ne sont que 32 % à juger qu'il s'agit de métiers bien rémunérés. Questionnés plus précisément sur les seuls conducteurs de poids lourd, ils sont 74 % à les juger "professionnels", 69 % "formés à leur métier",
50 % "responsables", mais seulement 38 % "respectueux du code de la route"
et 35 % « respectueux des autres conducteurs ».

Interrogés sur les menaces qui pèsent sur le transport routier de marchandises, les sondés se montrent plutôt clairvoyants , désignant à
90 % la concurrence des transporteurs venant d'autres pays, à 88 % la hausse du prix des carburants et 80 % dénoncent la conjoncture économique. Quand on leur demande si en France, les pouvoirs publics prennent « trop, suffisamment ou pas assez en compte la problématique du TRM », ils sont 76 % à répondre "pas assez" et seulement 3 % à répondre "trop".

 


www.fntr.fr

 


Droits de reproduction et de diffusion réservés