ECONOMIE    La filière camion en France

La filière camion en France

 _ Le marché
 _ Le parc roulant
 _ Les kilométrages du TRM
 _ Le gazole, essentiel pour l'économie

Les acteurs

Le rôle économique

Les infrastructures


Le marché

Dès le mois de janvier dernier, l’année 2014 ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices. Huit mois plus tard, les chiffres des ventes (de janvier à août) confirment ce pessimisme. Le marché global du VI en France a reculé de 9,4 % par rapport à la même période de 2013 ! 24 113 véhicules de plus de 5 tonnes ont été commercialisés contre 26 616 un an plus tôt. Pour la petite catégorie des VUL de plus de 3,5 à 5 tonnes (Véhicules Utilitaires Lourds), le constat est encore plus alarmant avec seulement 1 279 immatriculations, soit un recul de 27 %.

A y regarder de plus près, on constate que dans ce total les tracteurs perdent quasiment 12 %, avec 12 270 immatriculations, alors que les porteurs n’abandonnent que 6,5 %, avec 11 393 véhicules mis à la route, soit moins que la baisse générale du marché français,. De plus, il convient de noter que ces résultats intègrent les derniers exemplaires des camions répondant encore aux normes Euro V et commandés en fin d’exercice 2013. C’est dire si la profession fait grise mine à l’issue de ce second quadrimestre, envisageant même une réduction finale de ses ventes au 31 décembre prochain, de l’ordre de 12 à 15 %. La filière VI, durement touchée, explique la CSIAM (Chambre Syndicale Internationale de l’Automobile et du Motocycle) qui publie ce bilan, « ne voit à ce jour aucun signe de reprise et anticipe d’ores et déjà un niveau de marché pour 2015, tout aussi atone ».

Pourtant, le marché français du camion de plus de 5 tonnes avait enregistré en 2013, à la grande satisfaction des constructeurs notamment, une stabilité quasi parfaite, avec une diminution anecdotique de moins de 0,3 % sur 2012. Ce résultat avait positionné l’année dernière parmi les bons crus de la distribution VI dans notre pays.

Au bout de ces 8 premier mois de 2014, la hiérarchie des sept marques principales commercialisées en France ne varie pas, ou si peu. Renault Trucks, la marque française du groupe Volvo (6 840 ventes et un recul de 11,3 %), caracole toujours en tête avec 28,4 % de part de marché. Mercedes (3 844), inamovible second, perd 1,8 % de ses ventes et n’atteint plus que 16 % de pénétration. Volvo Trucks (3 079), l’autre marque du groupe suédois éponyme, ne recule que de 3,8 % et parvient à conserver sa part de marché (12,8 %), ce qui représente malgré tout, une relative belle performance.

La surprise vient d’IVECO, la marque italienne du groupe Fiat, qui annonce 2 839 immatriculations sur ces deux premiers quadrimestres et une part de marché de 11,8 % en hausse de plus d’un point ! Puis, on trouve les américanos-hollandais de DAF, en chute de 23,5 % (2 513 ventes) et les deux marques du groupe Volkswagen, SCANIA, l’autre suédois du marché (2 383 véhicules), qui perd quand même 12 % de ses ventes, au coude à coude avec les allemands de MAN (2 371 mises à la route) qui, eux, affichent un recul limité à 6,2 % par rapport à la même période de 2013.

Pour l’anecdote, signalons également le tout petit score des marques japonaises - 0,25 % du marché français à elles trois - Isuzu (45 ventes), Nissan (12 unités) et Mitsubishi, avec 1 seul véhicule. Quant aux divers, ils régressent de 17,7 %, à186 camions, ne représentant plus que 0,8 % du marché.

Dans le domaine du VO, les Poids lourds de plus de 5 tonnes enregistrent un recul de 10 %, avec 31 54 transactions seulement, une ampleur comparable à celle constatée sur le marché du neuf.

Toujours en France, le secteur des Bus & Cars, qui demeure le premier marché en Europe, affiche également une sérieuse régression. Il abandonne 11,4 points, plafonnant à 3 964 immatriculations, dont 3 019 cars (- 9,1 %) et 937 bus (- 17,4 %).


sur les statistiques de vente et de production :
www.ccfa.fr
www.csiam.fr

sur le marché :
www.cnpa.fr

 


Droits de reproduction et de diffusion réservés