BUS & CARS    SECURITE ET ENVIRONNEMENT

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Un transport plus sûr et plus propre

Un autobus articulé normalement rempli équivaut à une file de voitures d'un kilomètre de long, si l'on considère un occupant par voiture et une distance d’un mètre entre chaque véhicule. Cette image choc résume bien l'intérêt du bus en termes de congestion et de pollution. Autobus et autocars détiennent le record de la plus faible émission de CO2 au km par personne transportée : six mois moins que l'auto ; quinze fois moins que l'avion ; et même, étonnamment, 20 % de moins que le train. Ces dix dernières années, alors que le kilométrage total parcouru par les bus et les cars augmentait de 20 %, leur consommation globale a diminué de 25 %. Partageant avec les camions la plupart de leurs moteurs, ils ont bénéficié des mêmes progrès technologiques

En ce qui concerne les émissions de polluants nocifs pour la santé, ces véhicules répondent aux mêmes normes très sévères qui régissent l'univers du VI Ainsi, plus de 80 % des autocars en circulation satisfont au minimum, aux normes Euro IV et en 2012, plus de 20 % respectaient déjà à la norme Euro VI, qui n'est exigible qu'en 2014. Quant aux bus des réseaux urbains encore majoritairement abonnés au diesel, ils ont souvent devancé ces obligations en adoptant très tôt pot catalytique et filtre à particules, soit en roulant au gaz naturel ou au diester.

Dans le domaine de la sécurité, le transport collectif par route se montre 300 fois plus sûr que la moto, 30 fois plus que la voiture et 3 fois plus que le train. Entre 2001 et 2011, le nombre de bus et cars impliqués dans un accident corporel a diminué de près de moitié. La mortalité dans les transports en commun routiers a chuté de 80 %, alors même qu'elle n’a baissé que de 51% tous véhicules confondus. En 2012, on a déploré qu'un seul conducteur et cinq passagers tués, 21 conducteurs et 140 passagers blessés hospitalisés.

Un tel progrès s'explique par la véritable révolution technologique qu'ont connue les autobus et les autocars ces dernières années. En plus de l'obligation du freinage ABS et du ralentisseur, de la quasi généralisation de l'anti-dérapage ESP sur les autocars de ligne, la liste des équipements obligatoires s'est enrichie de l'éthylotest anti-démarrage sur les véhicules neufs depuis 2010, un système qui devra équiper tous les modèles sans exception, en 2015. Enfin depuis 2003, la ceinture de sécurité doit être bouclée par tous les occupants dans les véhicules qui en sont obligatoirement équipés d’origine depuis le 1er octobre 1999.

Bus et cars sont également sous haute surveillance. Tout véhicule de transport de plus de 9 places, conducteur compris, doit subir un contrôle technique approfondi tous les six mois, avec examen et test du ralentisseur tous les ans, du chronotachygraphe tous les deux ans. En outre, chaque bus ou car possède un registre d'entretien qui lui est propre et dans lequel sont consignées toutes les opérations de maintenance et de réparation. La vitesse maximale permise est de 100 km/h sur autoroute pour les véhicules équipés de l'ABS, et de 90 km/h pour les autres

Quant aux conducteurs, leur permis D-Transport en commun, qui n’est accessible qu’à partir de 21 ans, ne suffit pas à l'exercice du métier. Ils doivent, en plus, suivre une formation initiale minimale obligatoire (FIMO) de 140 heures puis, tous les cinq ans, une remise à niveau de 35 heures (FCO). Ils sont également soumis à une visite médicale avant l'examen du permis, renouvelée ensuite tous les 5 ans et, enfin, tous les ans à partir de 60 ans. Les conducteurs affectés au transport scolaire doivent également suivre une formation spécifique supplémentaire. Enfin, concernant l'alcool, le taux maximum autorisé chez les chauffeurs est de 0,2 g/l de sang, contre 0,5 g pour un détenteur du permis voiture.

Les temps de conduite sont aussi étroitement encadrés. Un conducteur d'autocar ne peut rester au volant plus de 4 h 30 d'affilée sur des services occasionnels ou réguliers dont le parcours dépasse 50 km et 4 h maximum, la nuit entre 21 h et 6 h. La pause ne peut être inférieure à 45 mn, fractionnable en 30 + 15 mn. Le temps de travail hebdomadaire est très précisément encadré et enregistré par chronotachygraphe pour tout véhicule travaillant sur une ligne de plus de 50 km. Aussi, les chauffeurs des grandes lignes nationales et internationales font souvent équipe à deux, l'un se reposant dans une cabine particulière pendant que l'autre conduit.


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